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"En cette période de crise, il est indispensable de pouvoir bénéficier de l'appui des industriels"

Témoignage de l’adjudante-cheffe Claudia, pilote d’hélicoptère au sein du Détachement aérien de gendarmerie de Lyon (DAG).
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Sur tout le territoire national (dont l'outre-mer), les Forces Aériennes de la Gendarmerie Nationale répondent présentes pour appuyer les unités territoriales, dans la gestion de la crise liée au Covid-19, mais aussi au titre des protocoles notamment au profit de la Police Nationale et des partenariats public-privé (PPP). 

La Gendarmerie Nationale possède 56 hélicoptères, de type AS350 Ecureuil, EC135 et EC145, tous motorisés par Safran (moteurs Arrius et Arriel). A ce jour, elle  a réalisé 1 220 heures de vol destinées à la lutte contre le Covid-19. 

#RépondrePrésent

 

En quoi la crise actuelle modifie le rythme et le type de vos missions ? Dans quelles régions ? A combien de missions en êtes-vous depuis le début de cette crise sanitaire ?

La mise en oeuvre du confinement a nécessairement impacté l'activité opérationnelle du DAG de Lyon. La diminution globale de la délinquance dans notre zone de compétence a entraîné un net ralentissement de notre engagement pour les missions de type "police judiciaire" (recherche de malfaiteurs, enquête, surveillance judiciaire). Les disparitions inquiétantes de personnes ont également fortement diminué.

Notre activité s'est donc majoritairement recentrée sur les missions de police administrative et dans une moindre mesure sur les transports inter hospitaliers (TIH) de patients atteints du Covid-19 au profit du SAMU 69.

Les missions de police administrative ont consisté essentiellement à effectuer des survols destinés à surveiller le respect des règles de confinement  en milieu péri-urbain comme rural dans un but de prévention ou de répression, en lien avec les dispositifs au sol.

 

Comment vous organisez-vous avec vos collègues de la Sécurité Civile et du Ministère des Armées, notamment au sein de l'opération Résilience ?

Concernant les TIH, trois ont été réalisés par Lyon pour suppléer l'hélico du SAMU 69 qui étaient déjà engagés sur des transferts de patients notamment dans le cadre de l'opération résilience. Il s'agissait de désengorger les services de réanimation des hôpitaux périphériques de l'agglomération Lyonnaise.

 

Est-ce que vous avez dû adapter vos matériels (hélicoptères, équipements à bord) pour réaliser vos missions dans le cadre de cette crise ?

Actuellement, notre hélico est toujours configuré en version sanitaire de manière à pouvoir répondre aux sollicitations éventuelles du SAMU. Toujours dans cette logique de #RépondrePrésent.

Pour réaliser ces missions, nous avons nécessairement aménagé l'hélico afin de prévenir tout risque de contamination des équipages et faciliter la désinfection de l'appareil, en échangeant  avec les équipes médicales, nos partenaires des Forces Aériennes de la Gendarmerie Nationale, du SAMU et de la Sécurité civile.

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Aménagement d'un EC135, concernant les TIH.

 

Est-ce important pour vous de continuer d'avoir l'appui des industriels  (hélicoptéristes, motoristes, équipementiers) durant cette période ?

Bien entendu en cette période de crise où nous devons remplir, notre mission de service public et d'engagement auprès de la population, il est indispensable de pouvoir bénéficier de l'appui des industriels pour maintenir un haut niveau de disponibilité de nos aéronefs et la continuité du service public.

 

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